Malamine KONE, un exemple de reussite…


2009_CH10190%20(26)Né au Mali en 1971, Malamine Koné vit son enfance auprès de sa grand-mère, et il lui arrive de garder les moutons pieds nus. A 10 ans, sa vie change de cours lorsqu’il part rejoindre ses parents qui vivent en France où ils ont immigré. Son père mécanicien, et sa mère femme de ménage élèvent neuf enfants. Il poursuit ses études sans encombre jusqu’au baccalauréat et obtient un Deug de droit.
Parallèlement, à l’âge de 12 ans, il s’est pris de passion pour la boxe, un sport où il se débrouille très bien. Très tôt il est surnommé la panthère (qui deviendra le signe de sa marque). Il obtient ainsi les titres de champion de France amateur en 94 et 95 et est présélectionné pour les JO d’Atlanta en 96. Malheureusement, à la suite d’un grave accident de voiture, il est obligé de mettre un terme à sa carrière de boxeur. Il subit plusieurs opérations qui lui évitent de peu l’amputation. Il commence alors à travailler à son compte, et vend des vêtements au marché aux puces. Progressivement, il lui vient l’envie de créer une marque, et il se rend compte que les jeunes de banlieue sont parfaitement réceptifs à la mode et contribuent à lancer les tendances. Il dessine 5 modèles de Sweatshirts et se les fait fabriquer à crédit 100 euros pièce. Puis va démarcher quelques commerçants pour leur faire vendre ses sweatshirts dans des magasins. Les premiers T-shirts sont vendus au bout de quelques jours, et le magasin en recommande quelques autres. C’est le début de l’aventure Airness.
Malamine Koné se propose d’habiller les sportifs en dehors des stades. Il compte quelques amis footballeurs qu’il connaît depuis son enfance. Steve Marlet, Dugarry et Louis Fernandez acceptent de porter Airness en dehors des terrains, sans toucher d’argent. MalamineKon%e9(ph)
Didier Drogba signe aussi pour Airness peu avant de devenir une superstar à Marseille en 2003-2004. Grâce à ces vedettes, Airness explose en notoriété et son chiffre d’affaires augmente en flêche. En 2003, le chiffre d’affaires de la société est de 30 millions d’euros alors qu’il n’était que de 5 millions d’euros en 2002 tandis que la marque est vendue dans 1500 magasins.
Malamine Koné ne se limite pas au textile, mais poursuit une stratégie de diversification en lançant une activité chaussures et en multipliant les accords de licence : dans les lunettes avec la société Romain Afflelou (le fils d’Alain), dans la téléphonie mobile avec des portables fabriqués par la société ModeLabs, dans la papeterie et les bagageries scolaires, les montres, le linge maison, la maroquinerie…
La marque Airness continue son développement et en 2006-2007, Airness était l’équipementier de clubs de football comme Lille, Rennes, Nantes, Valenciennes, Boavista, Genk, Fulham, de sélections nationales comme le Mali, la RD Congo, du Bénin, du Gabon, de la Guinée…
Il a reçu en 2007, le prix du jeune entrepreneur le plus remarquable de la Jeune chambre internationale, et a été désigné en 2008 comme personnalité de l’année lors des Trophées des arts afro-caribéens.
Malamine Koné est un exemple de réussite éclatante pour nous jeunes africains en général et nous étudiants en administration des affaires en particulier.
Lors d’une interview, il affirmait que « la volonté doit être toujours plus forte que la fatalité »

9 réponses à cet article

  1. Publié par SWEETY le 6 novembre 2009 à 9:20

    c’est vraiment un bel exemple pour nous la jeune géneration….je connaissais airness mais je savais pas que c’etait pour un africain…vraiment bravo

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  2. Bravo et à Malamine et surtout grand merci pour ce qu’il fait pour l’Afrique en générale et pour le Mali en particulier.
    Il insuffle du positif au Niveau de la jeunesse Africaine et ça ce n’est pas négligeable.

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  3. Publié par laura le 6 novembre 2009 à 3:20  

    interessant.. javais pa encore entendu parler. c b1 ck u fais.. c vraiment 1 bn exemple.. il fo dire k ds la vie il fo tjrs se battre pr avancer.. bravo a l8

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  4. Hello,
    Bienvenue dans la blogosphère Africaine. Je crois que je vais garder ce blog dans mes favoris. :)

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  5. Publié par Eli le 23 février 2010 à 10:21

    Edifiant en effet! C’est un bel exemple à suivre. Voilà les modèles dont nous avons besoin nous en afrique…J’espere vivement mon cher Willy, te voir atteindre ces sommets dans un futur tres proche…bon courage

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  6. Publié par Bolane le 3 juin 2010 à 4:32  

    Bel exemple en effet, mais heureusemt c n’est pa un cas isole. ya ossi Mr Mohamed Dia ki habille les joueurs de la NBA, Passi ki a une chaines de restaurants etc, ils st bcp a representer dignemt l’afrik. Mai malheureusemt c les tonneau vides ki ft le plus de bruits pr entacher notre reputation (faroteurs, voleurs)

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